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22 octobre 2007

Sur le fleuve Congo -Philippe Dieuleveult

Il y a quelques jours j'ai vu le reportage de Tugdual son fil à la TV. Très bon reportage neutre qui montre toutes les versions possibles de la mort de Philippe Dieuleveult et de son équipe dont il ne reste que 2 survivants.

Voici un site qui retrace les images de ce reportage :  http://www.monde-magouilles.com/dieuleveult.php

et nouveau ici extrait du reportage TV : http://www.monde-magouilles.com/videos_philippe.php

on peut y voir les rapides et un morceau du film. Dommage qu'on ne voit pas en photo l'image du reportage filmé où l'on voit le canot de Philippe submergé par la taille des gerbes d'eau dans les rapides - c'est très, très impresionnant et on comprend que le canot ait pu être retourné comme une crêpe.

Ici la portion du fleuve avec les chutes (entre Matadi et Kin ) : http://users.win.be/W0120966/moanda/bascongo.htm  mais je ne situe pas bien où se trouve le première série des chutes juste avant que les équipes ne s'arrêtent sur l'île de l'hippo. Sans doute juste avant le tournant du fleuve ? On parle aussi des chutes de Livingstone - c'est où ?

Il y a des années j'avais entendu dire que le fond du lit de fleuve près des rapides était (selon suppositions) un double fond : c-à-d qu'il y a une grotte soutteraine sous le lit où une partie du flux du fleuve s'écoule. Ce qui expliquerait que l'on puisse disparaître à la vue pendant plusieurs km (comme le tonneau largué dans le reportage). Mais je ne trouve aucun document sur le net qui en parle de ce double fond. Qui sait quelques chose à ce sujet ? J'aimerais bien avoir un document qui montre la carte du fond du fleuve avec lezs différentes profondeurs.

Des petites questions après ce reportage :

  • Avant d'aborder la 2ème série des rapides (Inga), les équipes ont fait une reconnaissance en survolant la zone - en hélicoptère ? , en avion touristique ?  Et dès ce moment-là, comment ce fait-il que ce passage au-dessus des flots a été toléré par l'armée Zaïroise si elle n'a pas toléré ensuite 2 canots ? Il y avait plus de risque avec un hélico ou avion pour des raisons d'espionnage et photos éventuelles.
  • Comment se fait-il qu'il y ait pu avoir des tirs sur les canots alors que ces rapides sont infranchissables et que donc il ne faut pas se fatiguer, ni tenter de viser dans tous ces flots puisque l'issue est connue d'avance : être englouti par les flots...Donc tirer était inutile et la population locale devait le savoir mieux que nous.
  • Qui peut me dire si la 2ème série des rapides est officiellement considérée comme plus dangereuse, plus énorme encore que la première partie ?
  • Qui peut m'expliquer comment se forment les tourbillons si gigantesques du Congo, comment en est le fond ?
  • Comment en fait prévoit-on de franchir 300km de rapides dites infranchissables quand on prépare l'expédition ?  Comment on se documente avant de partir sur justement la force et le danger de ces rapides si monstrueuses. Franchir 300km de rapides, est-ce courant ?

J'ai tendence à croire la thèse de l'accident.

Souvenir de J-P Maindiaux au sujet du fleuve :

"Le fleuve Congo n'est pas navigable sur 400 km, entre Matadi et Kinshasa. Il y a des rapides juste à la sortie de Kin sur plusieurs km. a cet endroit le fleuve mesure près de 2 km mais les gerbes d'eau sont déjà spectaculaires, le fleuve bute sur un fond irrégulier et roule avec fracas, projetant des gerbes d'eau sur 3 ou 4 mètres de haut. Les chutes d'Inga sont les plus longues et représentent une dénivelée très important les rendant particulièrement intéressantes pour y faire un ou plusieurs barrages. Comme nous avions en 1954 toutes les photos aériennes (au 1/40.000, soit 1 mm = 40 m) des endroits où nous faisions des levés, on pouvait y voir la largeur et la longueur des rapides. Sur 400 m de large le courant devait avoir une fameuse profondeur à l'endroit que nous avons visité, qui devait se situer à plus de 50 km en amont d'Inga. D'autres rapides se trouvent encore plus en amont. Stanley avait eu beaucoup de mal à effectuer ce trajet. Dans des villages, j'ai vu de grandes roues enfer dont il se servait pour acheminer les grandes pirogues sur les berges, au passage des rapides. L'expédition de Dieuleveult était particulièrement téméraire. Aussi la thèse de l'accident était tout à fait plausible. Peu de temps avant Kadafi en visite au Rwanda avait menacé Mobutu d'attentats. Inga étant un endroit particulièrement stratégique pour l'alimentation de Kin en électricité, les gardes de la centrale devaient être en alerte et prêts à voir comme ennemis tout ce qui se présentait d'inhabituel dans leur direction. Et ils devaient en être avertis par le tam-tam qui va plus vite que les embarcations. Ce qui déroute dans ces pays, ce sont les échelles de mesures qui sont inhabituelles pour des européens. Tout y est gigantesque et les distances sont énormes.

Plus en amont d'Inga, il y avait aussi d'autres rapides très impressionnants. A cet endroit le fleuve s'engouffrait dans des gorges qui n'avaient que 400 mètres de large (4 km entre Léo et Brazza) avec un fracas infernal. Nous avions mis nos tentes sur les hautes berges. Je me demandais à quoi pouvait être comparable le bruit : C'était celui d'une grosse locomotive à vapeur passant en vitesse dans une gare couverte. En approchant du bord de cet eau tumultueuse, des pierres grosses comme des maisons étaient entassées là, pèle mêle. Nous avions l'impression d'être comme des fourmis parmi du gros gravier. Voilà encore des très bons souvenirs qui refont surface."

Pour mieux connaître ce fleuve voici des liens :

Je viendrai mettre d'autres liens afin de compléter ici les infos.

Posté par Yetticgo à 14:05 - N) Le fleuve Congo - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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